LES RHINOPLASTIES : CE QUI A VRAIMENT CHANGE CES DERNIERES ANNEES.
Les rhinoplasties sont considérées depuis toujours comme l’opération la plus compliquée de chirurgie esthétique, celle pour laquelle la moindre erreur ne pardonne pas et ne peut pas se cacher. Selon l’expertise du chirurgien, le taux de réopération (rhinoplastie secondaire) est de 5 à 35% en rhinoplastie, et le taux d’insatisfaction supérieur à une personne sur deux en cas d’opération par un chirurgien peu expérimenté en rhinoplasties! Les raisons invoquées sont un manque de dialogue avec le chirurgien sur le projet (pas de simulation informatique qui permet de savoir très précisément ce que souhaite le patient), un défaut d’analyse esthétique et fonctionnel du nez, la psychologie trop exigeante de certains patients… Cependant, l’élément technique majeur qui a permis de faire chuter le taux de réopération et d’insatisfaction est l’émergence d’une nouvelle technique : la rhinoplastie structurelle.
De quoi s’agit il ? Jusqu’à ces dernières années, la rhinoplastie consistait à enlever, diminuer, réséquer, couper… bref, réduire sans avoir un réel contrôle précis sur le résultat final. On se retrouvait en fin d’opération avec un nez plus petit, mais dont parfois la pointe était trop remontée, ou au contraire tombante car non soutenue, soit une pointe pincée et parfois des ailes du nez rétractées ou collabées. Les nez étaient souvent trop raccourcis, trop creusés, avec différents défauts donnant un aspect de nez opéré. Par ailleurs, des irrégularités étaient souvent perceptibles voire visibles, notamment sur la pyramide nasale. Enfin, beaucoup des opérées respiraient plus mal après leur opération.
La rhinoplastie structurelle consiste à rééquilibrer et harmoniser le nez en contrôlant exactement le positionnement et le devenir des éléments constitutifs du nez : une charpente cartilagineuse enfouie stabilise le nez dans les trois dimensions de l’espace. De ce fait, l’aspect du nez en fin d’intervention ne bouge plus dans le temps, et n’est plus soumis aux aléas de la cicatrisation. L’inconvénient de ce type d’intervention est qu’elle est plus technique, plus délicate, plus longue, et nécessite souvent une voie ouverte avec une petite cicatrice imperceptible entre les deux narines.
Par ailleurs, le remodelage de la pointe se fait grâce à différentes techniques complémentaires : résections, sutures, greffes, repositionnement… qui permettent d’affiner et repositionner de façon très précise une pointe trop grosse, trop large, manquant de définition, trop tombante ou au contraire trop remontée. Traditionnellement, la pointe ne se corrigeait que par des résections, des affaiblissements qui marchaient dans quelques cas, mais donnaient dans de nombreux cas un aspect peu naturel de nez opéré.
Enfin, la toute dernière avancée en matière de rhinoplastie, c’est d’intégrer systématiquement un camouflage préventif d’éventuelles irrégularités, notamment sur les peaux fines ou les nez déjà opérés. Cela grâce à l’interposition d’un tissu d’interface entre la peau et la structure ostéo cartilagineuse remodelée. Ainsi, le nez est aussi naturel au regard que lisse au toucher, et la visibilité fréquente d’irrégularités avec le temps a quasiment disparu.
Les techniques de rhinoplastie secondaire (réparation des imperfections d’une première rhinoplastie) ont-ellesaussi beaucoup évolué. Tout d’abord avec l’émergence d’une nouvelle technique : celle des cartilages coupés en dés très fins. Cette technique est une révolution pour les rhinoplasties secondaires, mais aussi en cas de nez enfoncé après un traumatisme, pour la correction des nez ethniques (africains, antillais, asiatiques...)
Des greffons sont fabriqués sur mesure à partir de cartilage coupé en dés et d’aponévrose (fine lamelle de couverture de certains muscles) du patient, et peuvent être ajustés en cours d’opération et même après celle-ci. Cette sorte de pâte à modeler naturelle n’est jamais rejetée puisqu’elle provient du patient lui-même. Elle permet de sculpter définitivement et très précisément le nez sans utiliser de produits synthétiques qui ont leurs propres risques.
L’autre avancée importante est l’utilisation de greffes cartilagineuses provenant d’une côte pour réparer des nez très abîmés, notamment trop réduits, trop creusés, trop courts, trop remontés, trop pincés… Cela permet d’avoir une quantité importante de cartilage comme matériel naturel disponible pour remodeler le nez, sans conséquence négative concernant la zone prélevée (petite cicatrice dans le pli sous le sein ou sur le thorax, pas de déformation…)Ainsi, des nez considérés il y a peu comme inopérables peuvent être nettement améliorés grâce à ces nouvelles techniques.
Pour conclure, en 2012, un nez opéré ne se voit pas car il s’intègre harmonieusement au reste du visage (le menton, le front, les joues même sont parfois légèrement modifiés pour parfaire cette harmonie). La rhinoplastie structurelle permet de contrôler précisément la forme finale du nez, aboutissant à un résultat esthétique final au plus proche des simulations informatiques faites avec le patient avant l’opération. Un nez opéré est également parfaitement lisse lorsqu’on le touche. Et enfin, un nez opéré respire normalement, même s’il est joli !

